13 septembre 2011

Shark Alliance: Pétition 2011

Nouvelle campagne pour Shark Alliance et nouvelle pétition !


Celle-ci appelle à RENFORCER LES DISPOSITIONS pour la PROTECTION DES REQUINS dans les eaux Européennes, à savoir :

► Une interdiction totale de l'enlèvement des nageoires de requins (Shark finning) en mer.

► Des limites de captures pour les requins et les raies sur base des avis scientifiques et du principe de précaution.

► Des mesures de protection européennes et nationales pour les espèces menacées de requins et de raies.


La pétition est ici → http://sharkalliancepetition.org

Nous vous encourageons à signer cette pétition en ligne
. Elle sera récoltée fin octobre 2011, et envoyée à vos députés européens, qui pourront peser sur les décisions futures en connaissance de cause.

L'Europe interdit déjà le Shark finning... en théorie, car de nombreuses failles subsistent dans les législations actuelles, permettant notamment aux flottes Espagnoles et Portuguaises de contourner ces mesures, de pêcher sans limite de captures et de continuer à pratiquer le Shark finning en mer.

Alors que par le monde la prise de conscience fait son chemin et que des mesures significatives sont engagées depuis le début de l'année (lois anti-finning - Chili - sanctuaires pour les requins - Bahamas, Honduras...) l'Union Européenne est à la traine concernant la protection de ses requins.

L’Espagne, le Portugal, la France et le Royaume-Uni se classent toujours parmi les 20 premiers pays en terme de captures de requins. Les débarquements cumulés de ces quatre pays placent l’UE en seconde position mondiale, derrière l’Indonésie, pour le volume des captures de requins (source: FAO).

→ plus d'infos concernant cette pétition sur le site de Shark Alliance.

Votre opinion peut faire la différence...


Shark Alliance prépare également la prochaine Semaine européenne pour les Requins (European Shark Week) qui aura lieu du 15 au 23 octobre 2011.

Nous en reparlerons très bientôt.


Pour un peu plus de lecture :

→ documents en français sur le Shark finning et sur les requins de l'UE : http://www.sharkalliance.org/publications.asp?language=2

→ Sharks fins in Europe, un rapport de Sarah Fowler et Bernard Séret (nov 2010) : http://www.sharkalliance.org/content.asp?did=36607

10 septembre 2011

Un nouveau jeune requin blanc au Monterey Bay Aquarium


L'Aquarium de Monterey Bay, près de San Francisco, a recueilli un jeune specimen le 18 août dernier, près de Malibu (Californie) ; un jeune mâle mesurant 1,40m, pesant 20kg et âgé d'une année environ.

Après 2 semaines d'accoutumance dans un bassin spécial, constatant qu'il était en bonne santé le personnel l'a placé dans l'Open Water exhibit, un énorme bassin d'eau salé sensé reproduire les conditions de haute mer.

Depuis le 31 août, le public peut le voir vaquer à ses occupations en compagnie d'un poisson lune et de 2 requins marteaux... et les internautes peuvent l'apercevoir sur la WebCam HD de l'aquarium de 16h à 04h heure française (7am-7pm PDT Pacific daylight time).

Avant lui, 5 jeunes requins blancs ont fait un séjour dans cet aquarium avant d'être relâchés. Mais on reviendra sur les grands requins blancs gardés en captivité très bientôt.

→ le blog de l'aquarium

photo: MBA

09 septembre 2011

La Réunion, Seychelles, Russie... l'été du Requin 2011?


Depuis le début de l'été, une série d'accidents à travers le monde, avidement relayés par les médias, a réactivé la psychose requin... celle-là même qui avait reparue avec les évènements de Sharm-El-Sheikh en Egypte fin 2010.

En France, on n'est pas en reste, on a signalé des requins à St Tropez, Arcachon, Wissant... tout encore surpris qu'on est de voir qu'il y ait des poissons et donc des requins dans les mers.

Dans cette tourbe médiatique, essayons d'y voir plus clair.


île de la Réunion

Le 6 juillet, un bodyboarder de 15 ans est mordu à St Gilles, aux Roches Noires. C'est le troisième accident (dont un mortel) de l'année, sans compter les multiples alertes et signalements. Le 15 juillet, c'est un kayakiste qui subit les assauts d'un squale.

Pourtant l'île de la Réunion est coutumière de la présence de requins; le requin tigre et le requin bouledogue fréquentent régulièrement ses eaux.

Visiblement désemparée face à la situation (et au chiffre d'affaire en baisse), la municipalité de St Paul a temporairement fermé ses plages puis s'est concertée, cherchant explications et solutions dans le but de gérer le "risque" requin.

Un "comité de pilotage" a été mis en place, suivant 3 axes de travail : connaissance du risque, prévention et gestion. Une base de donnée sur les requins réunionnais devra être établie, des panneaux d'information installés, et l'on parle déjà de Shark Shiels collectifs, boucliers magnétiques anti-requins, sur des bouées rattachées par câble...

Affaire à suivre, mais la création d'une infrastructure officielle compétente semble désormais nécessaire et souhaitable.

→ à lire aussi ce billet de Surf-prevention qui analyse la situation.

photo: Le Quotidien... une du 28 mars 2010.


Seychelles

Le 1er août, Nicolas Virolle, un français de 36 ans, subit l'assaut d'un requin à une trentaine de mètres de la plage de Anse Lazio, île de Praslin. Gravement blessé, lacéré au ventre et aux jambes, il est déjà mort quand il est ramené sur la plage.

Malgré les nombreux témoins, les autorités évoquent la possibilité d'un accident avec une l'hélice d'un bateau... (ça ne vous rappelle rien?). Sur les lieux, c'est le blackout médiatique. L'indécision et la confusion persistera quelque jours avant que l'on parle finalement d'un grand requin blanc "de passage".   

Le 16 août c'est un touriste anglais, Ian Redmond, qui perd la vie au même endroit. Dans la foulée, les autorités ont interdit la baignade et toute autre activité nautique sur l’île de Praslin ainsi que sur les îles avoisinantes.

Même si ces accidents ont suscité l'incompréhension au sein de l’archipel (où aucun accident mortel n'avait plus été recensée depuis 1963) doublé d'une forte inquiétude quant au futur (les Seychelles tirent ses principaux revenus économiques du tourisme européen), ça n'a pas empêché aux locaux de rejouer en live Les Dents de la Mer...

Assurément encore sous le choc, le gouvernement, pressé par les hôteliers, n'a pas trouvé mieux que de proposer une récompense de £3,000 à qui ramènerait le "requin tueur". La traque a été engagée par les pêcheurs de l'archipel, qui feront un carnage, avec pas moins d'une quarantaine de prises de squales dont un requin tigre de 3,6m.

Réaction désespérée, disproportionnée et stupide, qui bien évidemment ne résoudra rien.

Le gouvernement a également fait appel à l’expertise du KwaZulu Natal Sharks Board, qui préconise début septembre la mise en place de filets de sécurité autour des plages de Praslin. Une mesure déjà en place depuis plus de quarante ans sur les côtes Sud africaines du Kwazula Natal, et qui est maintenant largement contestée. En effet, de nombreux requins ainsi que tortues, dauphins et diverses espèces marines menacées en font les frais, s'empêtrant et mourant asphyxiés dans ces filets.

Le prix à payer pour faire revenir le touriste?

Pourtant d'autres mesures dites proactives ou non-invasives ont déjà fait leurs preuves, tel le repérage par avion ou une surveillance depuis un point plus élevé, dans le style des Shark Spotters d'Afrique du Sud...   

A l'heure actuelle, l'examen de fragments de dents laissent supposer fortement à l'implication du requin tigre dans ces deux attaques, selon le rapport de Geremy Cliff du Natal Sharks Board. Cependant, ces fragments doivent être encore examinés.


Russie

Courant août, trois accidents ont eu lieu en 10 jours de temps, tous dans la région du Primorié (côte est de Russie, mer du Japon). Une zone touristique assez fréquentée en été, mais inédite pour des incidents avec des requins.

Le 17 août, un homme de 26 ans est gravement blessé aux avant-bras dans la baie Telyakovsky. Le lendemain à une soixantaine de kilomètres, un jeune garçon de 16 ans est mordu à la jambe près de l'île Jeltouchine. On parle d'un requin de 4 mètres, grand blanc ou requin marteau selon les sources, qui restent assez imprécises.


Ce report d'Euronews précise que le requin a été filmé. Mais on reste sans voix quant aux allégations du "spécialiste" russe, affirmant qu'un requin puisse rester dans les environs s'il a "goûté à la chair humaine"... (fantasme russe ou erreur de traduction?).

Certains scientifiques locaux, eux, invoquent les changements climatiques. Ainsi le chercheur Pavel Kaltchouguine déclare que "selon toute vraisemblance, le requin est arrivé jusqu'à nos côtes à la faveur d'un courant chaud, dû à la montée des températures".

Quoi qu'il en soit, les plages de la région sont rapidement interdites à la baignade et des patrouilles maritimes sont lancées. Puis très vite (inspiré par les événements des Seychelles?), la décision est prise de lancer une chasse au "requin tueur".

Le 27 août, un homme de 25 ans est blessé assez légèrement au bras à Slavyanka, dans la même région, tout juste après que les plages aient été réouvertes. Et la traque au "mangeur d'homme" continue...


→ à lire aussi ce billet de Globalvoices sur les attaques en Russie.

photo: RIA novosti


Durant tout l'été d'autres incidents ont été également signalés à travers le monde; deux surfeurs blessés légèrement en Floride en 3 jours, au Costa Rica, en Afrique du Sud, à Tahiti ou un surfeur a échappé de peu à une morsure, en Caroline du Nord...

L'année 2011 va-t-elle marquer une augmentation significative des interactions entre hommes et requins, une "recrudescence des attaques" comme on peut le lire ici et là ? Encore un peu tôt pour tirer ce genre de conclusion, surtout avec une surmédiatisation jouant à plein régime.

Ce dont on est certain en tout cas, c'est de l'augmentation de la pression humaine sur les mers et les océans : un tourisme de masse, avec toujours plus de monde dans l'eau et plus d'activités nautiques donneront logiquement plus de rencontres...

04 août 2011

Show me your teeth, c'est la Shark Week!



Chaque été entre juillet et août, la chaîne US Discovery Channel remet le couvert pour la Shark Week, une série d’émissions diffusée pendant toute une semaine et uniquement dédiée aux requins!

Ce rendez-vous annuel extrêmement populaire est devenu le plus vieil évènement programmé par le câble US (la première émission date du 27 juillet 1987). Et le succès ne faiblit pas. L'année dernière, c'est plus de 30 millions de spectateurs américains qui l'ont regardé, un carton, et les émissions sont visibles dans plus de 70 pays (dont la France depuis 2004, via Canalsat).

Shark Week est donc devenu au fil des ans une sorte d'institution télévisuelle, un peu comme une spéciale de Thalassa mais produite façon M6 (et sans Georges Pernoud), avec uniquement des reportages sur les requins tous les soirs et pendant une semaine...

La bande annonce:



La programmation typique d'une Shark Week c'est un nouveau documentaire avec budget conséquent (Ultimate Air Jaws l'année dernière), deux ou trois nouveaux docus à moyen budget, puis quelques rediffusions d'émissions des années précédentes et/ou du remontage de vieux documentaires puisant dans les archives de la chaîne.

Un docu de Shark Week se reconnait facilement à son titre choc, voire racoleur (Top 5 eaten alive, Killer Sharks, Summer of the shark et autres Shark Bites...) et à un contenu qui va du bon (quelque fois) au moins bon (souvent).

Bref, Shark Week c'est de l'entertainment avant tout, visant clairement le grand public, éventuellement les amateurs du monde sous-marin et les sharks enthusiasts... mais visant surtout les parts de marchés, qui ont ce pouvoir magique de transformer les publicités diffusées en grosses liasses de billets verts.

Et pour ça, la chaîne américaine est parfois peu regardante quand à la qualité ou à la véracité des faits des émissions diffusées... ce qui exaspère assez souvent, et à juste titre, les spécialistes ou défenseurs des requins.

Du coup, Discovery Channel a souvent le cul entre deux chaises.

D'un coté, satisfaire la satiété du spectateur lambda (et engranger les dollars) à grand coup de reconstitutions d'attaques, de planches de surfs lacérées, de récits de victimes amputées, de plans ralentis sur des gueules béantes et de spectaculaire scènes de breaching (bon, d'accord, le breaching nous on aime bien), et de l'autre, Discovery Channel sent bien qu'elle se doit d'honorer son mandat de chaîne à vocation éducative (et de rassurer les râleurs) en statuant sur les faits avérés : le risque d'attaque de requin est extrêmement faible et toutes les populations de squales sont massivement malmenées par la surpêche et le Shark finning.

D'ou l'impression désagréable d'un message contradictoire dans la plupart de ces documentaires : l'instant d'avant le requin joue un rôle vital dans l'éco-système marin, il est maintenant menacé, surpêché et surexploité, la minute d'après c'est une musique angoissante, un plan d'un grand requin blanc près d'une plage et la voix grave qui rabâche "who knows when it will strikes again".

En tout cas cette 24eme de Shark Week a été lancée en grande pompe cette année avec l’émission Great White Invasion diffusée dimanche dernier 31 juillet 2011 à 21 heures, dont voici un extrait.



→ Shark Week édition 2011: http://dsc.discovery.com/tv/shark-week/

19 juillet 2011

Un requin blanc de 3 mètres saute sur un bateau de recherche

Les membres de l'équipe d'Oceans Research basée à Mossel Bay (Afrique du Sud), ont eu certainement la surprise de leur vie en voyant attérir sur leur bateau un grand requin blanc de 3 mètres.

Le 18 juillet 2011, Dorien Schroder et son équipe de 6 personnes sont à bord du bateau de recherche le Cheetah depuis le matin. Ils conduisent à leur habitude leur étude sur la dynamique de population, appâtant et récoltant les données sur 4 des requins blancs présents jusque là près de Seal Island.

Le calme était revenu depuis 5 minutes quand :
"J'ai entendu un splash, et j'ai vu du coté du bateau ce requin breacher, passant littéralement au dessus d'un des membres de l'équipe qui s'occupait du chumming à l'arrière" rapporte Schroder.


Le requin de 500kg avait atterri sur des bidons de stockage de carburant et d'appâts à l'arrière. Comme il n'était qu'a moitié sur le bateau, il aurait pu reprendre le chemin de la mer. Mais pris de panique, le requin s'est entièrement hissé à bord et s'est retrouvé coincé, détruisant de l'équipement et sectionnant les câbles de fuel en se débattant.

Une fois l'équipe placé en sécurité à l'avant du bateau, Schroder a immédiatement averti par radio Enrico Gennari et Ryan Johnson, ses confrères du centre. Ceux ci organisèrent une équipe de secours et arrivèrent 15 mns plus tard sur les lieux.

Pendant ce temps, Schroder avait pris soin du squale en arrosant continuellement ses branchies pour le ventiler. Une fois l'équipe de Gennari et Johnson en place, ils tentèrent au mieux d'aider le requin a regagner la mer dans de bonnes conditions. Attachant une corde à sa queue et l'autre extrémité au bateau de secours, le Lamnidae, ils espéraient ainsi remorquer le squale jusqu'à son élément. Mais l'opération échoua par deux fois. L'équipe du finalement se résigner à remorquer le Cheetah et son passager clandestin jusqu'au port de Mossel Bay.

Une fois au port, un tuyau d'eau a été immédiatement placé à l'intérieur de la bouche du requin pour le ventiler. Puis un délicat dispositif fut mis en place : grâce à une grue, le requin allait être soulevé par la queue (à l'aide d'un gros crochet et de la corde entourant la queue du requin) et déposé dans les eaux du port. Le système fonctionna. Dès qu'il a touché l'eau le requin a instantanément repris de la vigueur et Johnson et Gennari ont du couper rapidement les cordes. Et le squale s'éloigna vers l'embouchure du port.


Malheureusement, et visiblement incapable de s'orienter, le requin blanc s'échoua 30 mins plus tard sur un coin de plage à l'intérieur du port. L'équipe d'Oceans Research tenta à nouveau son possible, cette fois en accompagnant dans l'eau le squale pour le réorienter vers le large, mais à nouveau celui ci retournait vers le rivage.

L'équipe de scientifiques décide alors de remorquer le requin avec le Lamnidae en se servant des cordes attachées à la fois à la queue et derrière les nageoires pectorales, et en prenant soin de garder la tête du requin inclinée afin de ventiler ses branchies correctement.

Finalement à environ un kilomètre du port le requin retrouva ses esprits, les cordes furent coupées et le Carcharias, de nouveau opérationnel, regagna vigoureusement son territoire. 

→ lire toute l'histoire (en anglais) sur http://oceans-research-blog.blogspot.com
→ les photos de la NSRI (National Sea Rescue Institute)

Un grand requin blanc sautant sur un bateau, ce n'est pas une première. D'anciens récits de marins ou d'expéditions ont déjà relaté ce fait, pas encore très bien compris des scientifiques. Est-ce un hasard? une erreur? ou sautent-ils pour éviter un congénère?... les hypothèses restent ouvertes. Mais il est arrivé quelquefois que de grands requins blancs, toujours très curieux et inquisiteurs, aient coulé de petites embarcations de cette manière.

Une histoire similaire est arrivé en février 2008, quand un requin blanc s'est retrouvé sur le pont d'un bateau de touristes en Afrique du Sud. On le voit sur cette video, le requin est coincé par un petit taquet mais réussi néanmoins à retourner à l'eau quelques secondes plus tard.

photos © oceans research

18 juillet 2011

Un jeune requin blanc reprend la mer



Un très jeune requin blanc dans le paisible petit port de Struisbaai (Western Cape, Afrique du Sud) nageant le long de la digue.

Struisbaai se trouve tout près de Cape Agulhas (le cap des Aiguilles), le point le plus au sud de l'Afrique et où se rejoignent l'océan Atlantique et l'océan Indien.

11 juillet 2011

Un grand requin blanc près de Capraia (Corse)?



C'est ce qu'affirme cet article de Corse Matin du 8 juillet via leurs confrères italiens du journal Il Tirreno. La vidéo ci dessus nous montre le grand requin blanc filmé le 5 juillet dernier par une équipe de chercheurs du musée de La Specola (Florence). Sa taille à été évaluée à 4 mètres environ.

→ voir l'interview (en italien) du Dr Cecilia Volpi, biologiste à l'Université de Florence (et on souligne l'originalité: Jaws en fond sonore.... bravo!).

Il semble donc que la mer Méditerranée ne soit pas encore totalement vidée de ses Carcharias.

C'est également une observation rare.

On savait bien sûr l'espèce présente en Méditerranée (notamment en mer Adriatique), et ce depuis longtemps, mais le plus souvent cette présence est documentée par les tristes images d'un spécimen mort, pris accidentellement dans des filets... ou prisonnier d'un bassin à thons... ou même échoué (comme ce fut le cas en novembre 1992 à Tossa de Mar, au nord de Barcelone, en Espagne).

En France, la dernière observation avérée d'un requin blanc évoluant dans la Méditerranée remonte au 20 juin 2002: vers 10h ce jour là, un grand blanc d'à peu près 4 mètres a été aperçu à une vingtaine de mètres de profondeur par 3 plongeurs sur Cap Ferrat (site Caussinière) près de Nice.

(source: A. De Maddalena dans son livre Le Grand Requin Blanc sur les côtes françaises - voir rubrique livres).

06 juillet 2011

Les requins sont dorénavant protégés aux Bahamas!

Une très bonne nouvelle est tombée hier :
l'archipel des Bahamas a voté une loi interdisant la pêche au requin dans les eaux territoriales de l'archipel, et l'exploitation (import, export et vente) de produits dérivés du requin.


L'interdit s'applique à quelque 630 000 kilomètres carrés d'océan autour de l'archipel, où on retrouve une des populations de requins les plus diversifiées de la planète (une quarantaine d'espèces y sont présente). Les amendes pour une capture illégale de requin ont été gonflées, passant de $3000 à $5000.

C'est notamment grâce aux actions de l'association américaine Pew Environment Group et du Bahamas National Trust ainsi qu'a la mobilisation et l'engagement de nombreux particuliers que cette loi prend acte.

Le Bahamas rejoint donc l'archipel de Palau (Pacifique), les Maldives et le Honduras qui ont complétement banni la pêche au requin, permettant l'établissement dans leurs eaux de sanctuaires pour ceux-ci.

→ lire le communiqué de presse (en anglais) de Pew Environment Group.